vendredi 20 novembre 2009

De la graisse humaine dans ta crème de jour L'OREAL



Depuis que j'ai ouvert cette petite bodega, toi et les 2-3 autres fidèles lecteurs auront peut-être noté que de ci de la je te glisse, a intervalles réguliers, quelques petits indices sur mes activités passées de… trafiquant d'organes. Tu ne me pris pas au sérieux, et c’est a la fois tant mieux et fort dommage….
Car le réel se venge toujours, saches le, mon ptit bout, lui qui rattrape toujours la vaine prosopopée exaltée de la fiction.

Tu as vu Fight club, tu as revu Soleil vert...mais as-tu bien vu ce qu'il y a dans ton anti-rides?

Au Pérou, figures-toi que les membres d’un gang joliment appelé Los Pishtacos ont été détenus en possession de 12 litres de…graisse humaine.

Ils sont accusés de menus fretins, finalement fort communs dans certains recoins de certaines contrées : d'assassinat, de complot, de possession illégales d'armes à feu et de trafic de drogue. Jusque la, rien que du classique, bof bof, de bailler de bailler, le quidam de l’autre coté de l’écran s’ennuie.

Mais leur principale source de revenus semblerait, au conditionnel, provenir de la graisse humaine revendue à des intermédiaires qui payaient très chers, plusieurs milliers de $ le litre, pour des laboratoires européens de cosmétologie. Etonnant non ?

Les personnes étaient enlevées, emmenées dans un labo rudimentaire dans la jungle et assassinées. Les corps étaient ---cuida'o-warning pour les ames sensibles---pendus à des crochets métalliques et la graisse fondue à la bougie, selon le responsable de l'enquête, Felix Murga, comme dans "Le Parfum" de Patrick Suskind.

Une soixantaine de disparitions dans la région pourraient être liées aux activités de ce gang. Evidemment, la presse péruvienne préfère ces jours ci parler du vilain Chili, de top model suicidée et autre méchant-tricheur-pendez-le-a-un-croc Thierry Henry. Des fois que cet épisode fort malheureux ne déteignisse sur la bonne marche Nationale (+ 0,04% de PIB, que viva !) et la belle image du pays des pittoresques Incas.

Le réalisme magique, c’est la « poésie » de la barbarie hardcore portée à son extrême, aussi, oui, on peut le dire…

Demain, je vous parle de beach volley, de glace Miko et de Copacabana, promis, et mérité.

mercredi 18 novembre 2009

L'Arche de Zoé, à l'envers

Toute ressemblance avec l’histoire des bouffons-séquestreurs d’enfants de l’Arche de Zoé, est évidemment fortuite…Je l’ai écris à chaud ce bout de texte, mais par désorganisation, je l’avais complètement oublié. Alors quelques années en retard, certes, ça perd en pertinence…Mais tant pis : le voila pondu/publié.

L’Arche de Zoé, à l’envers…Imagines juste si c’était une ONG montée spontanément comme ça, porque si, par un groupe de citoyens du Sud, genre un pays bougnoule, type Haïti, Sénégal ou…Paraguay, tiens, qui aurait monté une opération humanitaire similaire, sur le mode « Sauvons les Petits Vieux Français d’une mort certaine ! »…Sur que l’opinion française aurait apprécié…

Déroulons le fil de ce scénario saugrenu, si tu le veux bien…
En guise de Eric Bretau du Tiers Monde , un Miguel Martinez…

Miguel Martinez est un petit employé sec d’une petite banque rurale du Paraguay.
Il s’emmerde tout aussi sec. Sa petite vie morose, son cabas, son marché et ces querelles de clocher interminables qui ne le captivent plus…
Son compte bancaire n’est pas bien folichon non plus, malgré l’économie du soja dans la région, qui engraisse ses patrons tout autant qu’elle affame et épuise les paysans (comme les fragiles sols) du Chaco. Enfin, de quoi vivoter, mais rien de bien palpitant.
Il y aurait beaucoup de choses à faire pour améliorer le sort de ses concitoyens (enfin de ses clients), pour aider un peu les masses affamées de son quartier, de son pays, pense-t-il. Mais Miguel estime que l’Etat, la coopération internationale et les ONG sont là pour agir contre la pauvreté. C’est leur job après tout. Lui n’y peut pas grand-chose…

Il a la rage, qui monte, et il sait pas trop pourquoi. Que peut-il bien faire de toute cette énergie ?

Miguel décide de voyager pour se secouer un peu, et essayer de voir si, enfin, quelque chose va bien finir par arriver dans sa vie.
Lors d’un voyage en Europe, il rencontre Samantha, que lui-même décrira comme « une chaudasse du Salvador au cul furibond » : air de défi, peau cannelle, frange faussement décontractée, et mamelons généreux.
Ils tombent tout de suite amoureux.
Faut dire, au cas où ces indirectes t’auraient échappé, qu’elle est vraiment vraiment très très bien bonne.

Artiste de cirque. C’est ça qu’elle met dans la case PROFESSION au moment de l’inscription à l’hôtel de segunda ou il l’emmène, ou elle, on ne sait plus, dès le premier soir. Elle a plus ou moins étudié les beaux arts, un peu, mais c’est pas bien clair, ni pour elle ni pour les autres. Par contre en jonglage et « boules de feu qui virevoltent au bout de chaînes » (ça doit avoir un nom comme « art et loisir », mais le narrateur a oublié, no ve..), elle est plutôt douée.

Elle se cherche. Aussi. Surtout, à vrai dire. En a marre de son milieu upper middle class qui ne rêve que de Miami, dans son petit et bien improbable pays.

Tous les deux ont, comme on dit, « bon cœur ». Ils sont modernes, trentenaires, pragmatiques, ipodés, facebookés, twittés. Enfants rois tout de même, dans des pays compliqués.
Devant la télé, qu’ils regardent assidûment, ils partagent le même dégout un peu brouillon pour les injustices pas jolies, les méchants pas gentils, les guerres pas belles, les oxymores pas sexys, les maltraitances envers les victimes vulnérables sans défense notamment les ptits handicapés. Pas plus.

Ils sont éblouis par les nobles bâtiments de la vieille Europe.
Emerveillés par les cafés en terrasse, les paysages, les musées, les trains…
Ils sont pourtant stupéfaits par le manque de civilité des gens. Qui se bousculent dans le métro, qui n’interviennent pas lors d’agressions en public, qui ne répondent pas quand vous essayez de leur demander votre route…Encore moins en anglais. Ils sont abasourdis par le côté « antipathique », de prime abord, du quidam européen. Mais quels sauvages tout de même !

Mais lors de cet été 2005, à Paris, c’est le choc qui fait tout basculer. Ils n’arrivent pas à croire ce chiffre de 16 000 petites vieilles et petits vieux crevés lors de ladite « canicule », caractérisation biaisée, qui sonne comme une « fatalité ». Ce chiffre leur semble irréel, inconcevable.

Choqués, ils s’emballent : « Qu’est ce donc cette société inique qui laisse mourir, seuls, des personnes âgées ? », hurle-t-il ? « Sont ils si seuls, isolés, déprimés qu’un simple coup de chaud produise une telle hécatombe ? », abonde-t-elle ? Mais que font les Nations Unies, et l’ONU, que fait l’ONU ? Et les gens là bas tolèrent une telle misère, ne se révoltent pas ?

Chez nous ça n’aurait jamais pu se passer comme ça. Les anciens là bas, comme en Afrique, sont la mémoire, l’agent central de l’identité collective, les gardiens du temple, les cerbères du récit des origines de notre communauté, les souvenirs de notre histoire nationale.
Ils sont les référents, les piliers de nos familles. Il est inconcevable qu’au XXIème siècle, des anciens puissent être traités de la sorte dans ces pauvres pays riches. Les vieux ont un futur, nous devons intervenir ! C’est SCAN-DA-LEUX ! Nous avons besoin de votre aide car ils ont besoin de la nôtre !

Choqués par l’indifférence généralisée des opinions publiques européennes, des gouvernements comme des voisins, ils reviennent dans le Chaco et tentent de mobiliser la presse, les amis, la BID, le Mercosur, l’ONU, les Rama Yade autochtones etc...

Mais c’est bien connu, tous des lâches, des incapables.
On va le faire nous même le boulot. ON va MONTER NOTRE ONG, pardi…

Et c’est y pas qu’ils montent une asso, « l’archa de los blairos ». Ils promettent à des familles latinas, via mail, site web, mailing, conférences, à ces familles désespérées, l’adoption d’un vieux français pour une somme modique…Ils glissent et se grisent, de conférence en conférence, de Miami à Mexico, en passant par Santiago et Buenos Aires.
Ils organisent des convois de faisabilité. Un à vrai dire, en région parisienne. Pour assurer les derniers détails, dans le plus grand secret car les fascistes responsables de ce massacre de 16 000 vieux, mais en fait peut-être bien 4 millons, comme l’anonce leur site web, pourraient bien les empêcher de sauver le Vieux et le Willie.

Ils louent un avion, préparent les intermédiaires locaux, des Rmistes français en quête d’argent facile, notamment pour les entretiens avec les petites victimes de l’indifférence occidentale. L’avion avec pilote belge, qui connaît bien le terrain, est loué la veille. En quelques jours, avec l’aide d’autochtones disponibles, ils parviennent à séduire 113 petits vieux français avec des caramels mous, quelques sodukus et autres mots croisés. Certains se vont même promettre une rencontre avec Julien Lepers, des pantoufles suédoises et des chaises à bascule en bambou…
Surtout, zinquiétez pas Germaine, no soucis mamie Jacquotte, tu seras envoyée pas bien loin de ta famille, de ta ville et village, non.
Les ptits vieux sont juste invités à les suivre vers une maison de retraite super chouette ou ils seront choyés, chouchoutés, pour leur bien. Tous ces mensonges, certes, c’est pas joli, mais après tout, on ne fait pas de bonne omelette sans casser quelques œufs, tout cela est pour leur bien, pour la cause du Bien et du Bon sentiment n’est-ce-pas…

Entassés dans 3 trois 4x4, les ptits vioques et les courageux travailleurs latinos de l’Arche déboulent sur le Tarmac de l’aérodrome de Villacoublay, s’apprêtent à prendre l’avion de la Liberté et de la Dignité retrouvées là bas, dans cette terre latina civilisé qui traite si bien ses anciens. Au point de les accueillir à la maison, jusqu’au bout, ah la la qu’est ce qu’on y est bien chez fifille et sa marmaille…

Mais patatras, les autorités interviennent et découvrent des faux bandages et les fausses promesses. L’Arche de Miguel et de sa compagne avait monté toute l’opération afin de sauver les vioques français d’une mort certaine dans cet horrible et sauvage pays…

Les familles françaises alertés, ont bien évidemment défendu et compris l’opération menées par ces bamboulas généreux qui, bardés d’intentions sublimes, se sont emparés du destin de leur petits vieux à l’abandon. « Dommage, loupé, on vous en veut pas les gars…C’était bien tenté, ce kidnapping collectif, car c’tait pour de bonnes raisons…Nous sommes en effet de mauvais enfants. Vu notre misère morale voire financière, nous n’étions en effet plus capables de nous occuper d’eux… »

Las membres de l’Arche ont été renvoyés dans leurs pays, après quelques incompréhensibles soucis judiciaires et quelques journées d’enfermement en France, mais ne comprennent toujours pas les critiques et poursuites judiciaires dont ils sont toujours l’objet. « Nous ne sommes que des commerçants de l’indignation, à l’image de vos Glucksman et de vos BHL, pas plus pas moins. Nous ne sommes que le reflet de votre époque et de l’émotion sur commande, à télécommande…Pourquoi nous décommandez vous, pourquoi nous condamnez-vous ? »…

Conclusion : les pompiers amateurs de 4x4 devraient se contenter de faire du 4x4 et du pompisme, et les artistes de cirque faire du cirque. Et laisser les familles, comme le CICR, faire leur boulot…Discrètement, sans fard, avec humilité et efficacité...

mardi 10 novembre 2009

Les Mystérieuses Cités d'Or










Pourquoi l’Amérique latine, Cousin Patxi ? Tu aurais très bien pu « tomber » en Afrique ou « finir » tes cochonneries de trafic d’organes au Moyen Orient, voire terminer tes saloperies de tripatouillages d’expat-mabuses en Asie, ou que sais-je encore…

Pourquoi que tu finis ta vie là bas, vieux Patxi, dis ?

Et bien, mon enfant, c’est à cause de cette musique là. Tout simplement. Notamment les 4 premières secondes.

C’est là, ecoutes.

Pourquoi ?

Les Mystérieuses Cités d’Or, pardi.
Au commencement, il y eut l’eau, le feu et Zia.
Les Mystérieuses Cités d’Or comme alpha, comme révélation, comme première giclée cérébrale, éclat fou, mordant, indélébile.

Les Cités d’Or à l’évidence, font partie des tout premiers ressorts intimes évoqués par tous les passionnés du « sous-continent » et plus si affinités, face à cette question.

Tous les touristes, tous les bouts de couples mixtes franco-latinos, tous les étudiants en échange, chercheurs IRD, profs de franco, coopérants (les opérants et moins opérants), tous les charlots qui voyagent et les voyageurs qui charlottent toute l’année aux crocs du RMI (y en a ; pas mal en fait…), tous les intermittents - qui se débrouillent pour faire leur quota d’heure minimum dans quelque boui boui infâme de Rio Grande ou autre pueblo, le déclarer comme un concert international, et se démerder pour vivre l’année comme un Roi du Pétroleo (ça passe ; il y en a, oui oui, et je m’en féliciterais presque, pour eux)- tous les étudiants de Sciences Po ou d’ESC ou d'INgenierie ingenieuse, pire, les étudiants du DESS Europe-Amérique latine, aujourd’hui MASTER, de l’EHEAL-école des HHHHHHHHautes études sur l’Amérique latine (même si parfois ça vole plutôt bien bas…), toute cette faune, toute cette génération née dans les années 70 à un moment donnée, elle te dit un truc du genre : « Moi, le déclic, c’est les Cités d’Or.. ; j’étais gamin…Trop fort ! »

Et oui, moi aussi, pardi, je me suis pris pour Esteban. La Quête du Père, et sa curieuse absence, planante, quasi mythologique ; les Condors en Or qui volent et tout, les gentils Indiens et les très méchants Conquistadors, avec des bouts de complexité de part et d’autres en plus, pas mal pour un dessin animé : on perçoit même les divisions entre les différents peuples indigenas dans les épisodes, qui ont permis la Conquête plus encore que le génie militaire de ces affreux Jojos de Valladolid et Saragosse, au début du moins, et des petits bouts de barbarie historique, entre sessions de poésie, de pillage et de course poursuite a cheval et en canot...Et d’amour…Ra Zia.

Les Cites d’Or, evidemment, y partir, les chercher, retrouver Zia, l’Indigena bonnasse. Depuis je me suis bien rattrapé grâce à l’Armée Colombienne du Presidente Uribe, toujours prompte à fournir de la chair à viol indigena pour pas cher…en toute tranquillite en plus…oui oui, je sais, c’est horrible, mais ça se passe tous les jours…vas voir là bas cette étude et si j’y suis...

Je provoque cheap, comme d’hab, mais là je regrette : Zia était tout simplement éblouissante et ne mérite pas la vulgarité, même ironique, de ce « bonnasse ». Son sourire me mordait le cœur. Je suis parti pour chercher son regard, plutôt que l’Or de Pizarro.

Non, même pas vrai, c’est pour le blog, genre, qu’on dit des trucs d’aboreuuuuuu.

Et puis partir la bas, parce que je suis né près de l’Océan et que c’était moi, le fils du Soleil, évidemment.

Si tu ne connais pas les Cités d’Or, vas voir ce site. Instructif non ?

Les documentaires à la fin ont fait rêvé toute une génération, évidemment…
A ce propos, quand on y pense...leurs pays la, aux Cites d’Or, ils ont accueilli 35 millions d’Européens entre la fin du XIXe siècle et la Seconde Guerre mondiale. Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de millions d’Européens partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes et à la persécution des minorités ethniques.
Il a fallu attendre les années 1990 pour que les flux s’inversent. Infime à ses débuts, l’immigration latino-américaine en Europe, c’est d’abord le fait de riches familles puis un peu de tout. Et notamment des militants fuyant les régimes autoritaires, puis c’est devenue plutot économique à partir de 1980…Sauf quelques milliers de Colombiens.

Et pour eux, tous ces neo migrants, nos villes et nos Cites sont tout autant d’Or (pour l’emploi et les remises envoyees par Western Union au bledo) que de suie (pour la tristesse et monotonie de nos tronches et de nos saisons, parfois)…

Enfin, il est devenu quoi Mendoza au fait ?

Et Tao ? Lui je sais, balayeur a Paris, m’a-t-on dit…Pichu s’est envolé vers la Norvege (système de protection sociale souple et attractif)…Sancho & Pedro quant a eux animent une émission de télévision française, et sont plus connus sous le nom de Bataille et Fontaine…
Quant a Gaspard, il est devenu agent du Ministère de l’Intérieur dans l’Italie berlusconienne.

Et moi, je suis ecrivaillon a plein temps (...) d'un blog nostalgico-latin a nichons - bien que moins bien fourni en jus pressé et en poitrail ces dernieres lunes...

Allez, chantes avec moi, aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhh ah ah – ah ahh, esteban zia, tao les cites doooooooooorrrrrrrrrrrrr !



mercredi 4 novembre 2009

Le voyageur

« Un voyageur doit avoir le dos d'un baudet pour tout porter, une langue pareille à une queue de chien pour flatter tout le monde, la gueule d'un cochon pour manger ce qu'on lui sert, l'oreille d'un marchand pour tout entendre et ne rien dire. »

Thomas Nashe (1567-1601) - Écrivain satirique anglais.

vendredi 30 octobre 2009

Retour du Politique en Equateur


Jeune homme politique SANOFIste

Pour une fois, les commentaires sont encore plus instructifs que l'article...

Quand aux comparaisons Correa-Chavez, Mr Le Correspondant Regional, elles sont semble-til depassees depuis belle lurette. Correa a abandonne cette expression vide de contenu conceptuel du socialisme du XXIeme sicle depuis 2007.
A mon gout Correa incarne un gouvernant visionnaire, Chavez constituant une des plus belles arnaques "progessistes" de notre temps...


En Equateur, le politique fait son travail. En france, il baisse son pantalon.
Laurent C.
30.10.09 | 11h38
Et cela ne serait pas utile chez nous, pour limiter le déficit de la sécu ?
ARARAT
30.10.09 | 07h44
M'est avis que le Pt équatorien va se faire des amis dans le lobby du médicament (anglo-US), la France est loin derrière, Sanofi. Et pourtant, il a ô combien raison, afin de conserver toute la chaîne du médicament, allopathique ou phytothérapique, de permettre l'accès aux soins au plus grand nombre. Mais, comme pour les semences ou l'exploitation fruitière, Lilly, Abbott ou la United Fruit (bananes, agrumes) & Monsanto veillent sur l'Amérique du Sud. Registre délétère mondialisé.
yutsenko
30.10.09 | 06h52
Un grand pas politique Bravo! Et esperons la fin des multinationales et des monopoles devastateurs! Andele!
Alain H.
29.10.09 | 22h13
On commence à avancer; il reste à faire de même avec les semences de plantes alimentaires. C'est dans le cas de ces semences encore pire, car souvent des scientifiques explorent la nature (y compris celle des pays pauvres) pour y prélever et s'approprier -sans rien payer évidemment- des plantes possédant des caractères donc des gènes intéressants. Ces gènes sont introduits dans des variétés sélectionnées puis revendues chaque année fort cher comme semences de variétés protégées. Belle rente!
Gurney
29.10.09 | 19h16
Effectivement, un état devrait avoir certains domaines réservés. La santé, l'éducation, la sécurité, la justice, la force publique, les infrastructures stratégiques lourdes, l'administration, ne devrait JAMAIS être aux mains d'intérêts privés. Non aux écoles privées, aux cliniques, aux polices privées, à l'industrie pharmaceutique. Cependant, un état n'a strictement rien à faire dans d'autres domaines... Transports, poste, etc., en gros toutes nos "entreprises" publiques.
Melody
29.10.09 | 17h25
Une fois encore l'Amérique latine est pionnière en matière de biens publics. La santé et l'accès aux soins sont des droits inconditionnels auxquels chacun/e doit pouvoir accéder même en étant démuni/e. La marche vers les biens publics (santé, eau, transports publics, savoirs...) sera longue, mais la voie est ouverte en de nombreux endroits du monde. Citoyens, réveillons-nous.



L'Equateur défie l'industrie pharmaceutique

Rio de Janeiro, Le Monde

'Equateur vient de décider de produire ou d'importer plus de deux mille médicaments, en passant outre les brevets déposés par les multinationales pharmaceutiques. En annonçant cette décision, confirmée par un décret entré en vigueur le 23 octobre, le président équatorien, Rafael Correa, l'a justifiée, au nom de la santé publique, par la nécessité d'élargir l'accès de la population à des médicaments qui, du fait de cette mesure, seront bien meilleur marché.

Cliquez-ici !
Près de la moitié des 14 millions d'Equatoriens vivent sous le seuil de pauvreté. "Plus jamais de médicaments avec brevet, a promis le chef de l'Etat dans son allocution hebdomadaire radiotélévisée. Chaque fois que nous pourrons éliminer les brevets et mettre en place une licence obligatoire, nous le ferons."

La licence obligatoire est une procédure par laquelle un Etat contraint, au nom de l'intérêt public, les propriétaires des brevets à autoriser un tiers à entrer en concurrence avec eux sur le marché, à armes égales. Pour compenser la perte des bénéfices que rapporte la fabrication exclusive des médicaments sous brevet, le pays devra verser aux entreprises lésées "une rémunération adéquate", selon les termes de l'accord de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la propriété intellectuelle.

Cette attaque contre les brevets pharmaceutiques s'inscrit dans le processus de radicalisation de la "révolution citoyenne et pacifique", accéléré par le président Correa après sa réélection pour un deuxième mandat, en août 2009. Partisan, à l'instar de son homologue vénézuélien Hugo Chavez, de l'instauration dans son pays d'un "socialisme du XXIe siècle", M. Correa affirme souvent vouloir renforcer "la souveraineté nationale" contre "la voracité du capital".

Sur ce "nouveau champ de bataille", il dit vouloir obliger, par une politique "pionnière", les multinationales à concéder à des entreprises nationales "la production de certains médicaments", ajoutant : "Nous ne croyons pas aux droits de propriété néolibéraux à s'approprier jusqu'à la connaissance, qui est un bien public. Les multinationales font payer très cher les brevets. Ainsi, les gens peuvent, faute d'argent pour se traiter, mourir du cancer ou du sida. Les médicaments ne peuvent être considérés comme une marchandise."

Quito assure que ce mécanisme de substitution des brevets par des licences, loin d'être confiscatoire, est conforme au droit international et prévu en toutes lettres par des dispositions de l'OMC, au bénéfice des pays en situation d'urgence sanitaire.

Cette politique sera mise en oeuvre par l'Institut équatorien de la propriété intellectuelle (IEPI). Son président, Andres Ycaza, a précisé que le décret présidentiel s'appliquait à 2 241 brevets déposés par 177 laboratoires pharmaceutiques.

Selon un rapport du cabinet Etudes Intercontinental Marketing Services, cité par le quotidien El Comercio, 243 entreprises pharmaceutiques opèrent en Equateur, dont 177 étrangères, sur un marché qui représente 720 millions de dollars annuels (485 millions d'euros).

Le chef de l'Etat annonce une "baisse drastique" des prix des médicaments. Reste à savoir quand et comment ? Selon Renato Carlo, responsable de l'Association des laboratoires pharmaceutiques équatoriens (ALFE), la baisse pourrait commencer à se faire sentir "dans six à douze mois".

L'IEPI dit être prêt à concéder les licences une fois qu'il aura reçu la liste des médicaments jugés prioritaires. Les brevets à convertir en licences seraient environ au nombre de deux cents. Ils concerneraient notamment le traitement du cancer, du sida, du diabète, de l'hypertension et de plusieurs maladies moins graves et plus répandues.

Les professionnels prévoient une diminution des importations de médicaments au profit de l'industrie nationale. "Nos ventes vont diminuer, estime Edwin Lucero, administrateur de la société Farmacias Cruz Azul. Dans un premier temps, il y aura une rupture d'approvisionnement car 5 % seulement de nos stocks sont fabriqués dans les laboratoires nationaux."

L'industrie nationale produit à peine 13 % de la totalité des médicaments consommés en Equateur. Le gouvernement se dit persuadé que celle-ci relèvera le défi qui lui est lancé car elle ne tourne actuellement qu'à 40 % de ses capacités. "Elle génère 3 000 emplois directs. Ce chiffre quintuplera, lorsqu'elle fonctionnera à plein rendement", prédit M. Carlo.

Les professionnels du secteur sont plus sceptiques. Ils soulignent que la plupart des laboratoires se cantonnent au conditionnement des médicaments et ne disposent pas des formules chimiques. Antonio Quezada, gérant du groupe Difare souligne : "L'industrie locale n'en est pas au stade de la transformation chimique. Elle devra donc importer les principes actifs - les molécules - de certains médicaments. Ce sera un long processus."

jeudi 29 octobre 2009

Los mexicanos si somos racistas...


Benito Juarez, President Indigena...

Pour les hispanophones.
Du racisme au Mexique, officiellement pays du "metissage republicain".
Le manque d'autocritique sur le sujet de la part des Mexicains me rappelle un autre grand peuple peu enclin a l'ontologie et a regarder ses propres reseaux de caniveaux et autres canaux d'evacuation d'eaux noires...¿mais lequel, coño...?

La gran opereta de la política mexicana terminó su temporada de forma anticlimática hace unos días, pero dejó abierta la caja por donde escapó el fantasma más grande que tenemos, a la vez enterrado bajo la epidermis nacional: el racismo. El galvanizador fue un humilde hombre llamado Rafael Acosta, que con su nombre de guerra Juanito cautivó el imaginario colectivo.


La suite c'est ici.

mercredi 28 octobre 2009

Campesinos, histoire(s) d'une résistance



Que de souvenirs...Les assemblées interminables, les aptapihs, les chunos au goût de terre et de sucre, le sang, les hymnes, les larmes, les arches à peluches et aguallos colorées, les timides sourires, les fouets, les jallallas, les regards...

Un documentaire qui semble alléchant en tout cas.


Topo officiel: "Une femme de ménage ministre de la justice, la gronde d'un village perdu dans les montagnes, un congrès de paysans dans l'Amazonie, un indien aymara des hauts plateaux désormais ministre des affaires étrangères... Autant de portraits qui nous guident, des Andes à l'Amazonie, des villages au gouvernement, dans une Bolivie insurgée".

Dommage pour ce ton Cliché, cliché, cliché...
Cochabamba, n'est pas dans l'Amazonie, mais c'est pas bien loin à vol de condor, allez.
"D'un village perdu dans les montagnes", évidemment... Perdu...
La notion de Montagne européenne n'ira jamais tout à fait bien cuadrar avec l'Altiplano andin. Forcément, l'exotique proche est toujours "perdu dans" la forêt ou la montagne. Mais zenfin les enfants, qui est le perdu de qui, hein, je vous le demande?
Et puis le Ministre "Aymara des hauts plateaux"? Attends, le gars, je sais de quoi je parle, ça fait 2 générations qu'il est urbanisé et méga educado à la sauce républicaine aussi, c'est du cholo bien macadam, bien rôdé à la globalisation alter, faut pas croire...mais bon...Quant au qualificatif d' "INSURGEE", je ne sais pas. Vous avez l'air de savoir. Ca bouge, mais de là à...Esperanza.

En tout cas, je fais mon chieur mais il a l'air drôlement bien votre documentaire les puceaux. Bonne chance!

lundi 26 octobre 2009

Bonnes nouvelles de Montevideo, yo



C'est pas parce qu'on se dore le petit paupaul sous le soleil de Mexicoooooooooooo, pas parce qu'on devient foooooooou, sous le soleil de Mexicoooooooooooooo,
qu'on ne peut pas avoir l'oeil rivé, de temps à autre, notamment post coitum, quand animal triste, sur les turpitudes de la géopolitique internationale en général, et sud américaine en particulier.

Et c'est ainsi que l'on nous commente les eventos de la semaine, et notamment les "signes éclatants" de la Transition démocratique...
Enfin ça fait plus de 20 ans que ça se construit, alors le terme "transition", là, depuis mon jacuzzi catédratico, me semble pour le moins galvaudé, et somme toute peu pertinent (poil au cul)...

De quoi parle-t-on-tu-donc, Primo Patxi?

L'Uruguay, guey, mon ami, ce pays qui a vécu une sacrée semaine: l'ancien guerrillero (emprisonné 15 ans par la dictature) qui finit en tête du 1er tour, et sera certainement élu. Il eut ce bon mot sur Chavez récemment: "il construit plus de la bureaucratie que du socialisme...Et je lui ai dit personnellement..."

ET, et et et et et et et et, un de ces mêmes dictateurs Uruguayens, le dernier en date, qui prend 25 ans ferme!!! Quand je vous dis que l'impunité recule, année après année, depuis 2002...

Gregorio Alvarez a été condamné à 25 ans de prison jeudi pour 37 homicides commis pendant le régime militaire de 1973 à 1985, dans le cadre d'opération menée sur tout le continent sud-américain baptisée "Opération Condor".

Alvarez, 83 ans, était le commandant-en-chef de l'armée entre 1978 et 1979 et président de facto à la fin des années 1980, avant le retour de la démocratie. Il était accusé de la disparition des dizaines de prisonniers politiques arrêtés en Argentine, pays voisin, et rapatriés dans le cadre de la coopération entre les régimes militaires sud-américains afin d'écraser toute opposition.

L'avocat des plaignants Oscar Lopez Goldaracena a qualifié cette décision de "pas très important pour clarifier" le passé du pays, et a précisé que la défense pouvait faire appel.

Alvarez, qui a toujours affirmé ne rien savoir sur les enlèvements illégaux et les disparitions forcées, est en détention depuis 2007.

Absent du tribunal pour raison de santé, Alvarez avait brandi ses mains menottées lors de sa dernière apparition et avait lancé: "je vais mourir en prison".

Pauvre petit...Qu'il y crève!

Son épouse Rosario Flores a contesté la décision, évidemment...En exigeant les preuves, les corps des, par définition, disparus...

Environ 150 Uruguayens ont disparu lors de vols secrets depuis l'Argentine à la fin des années 70 et 29 autres sont portées disparues en Uruguay.

Voila de bonnes nouvelles, du côté de Montevideo!

Voila que je fête 3 ans de blog, et c'est la première entrée sur ce pays pas encore visité, donc pas encore diffamé, par votre Cousin préféré, Patxi le Détxireur de Txipolatas. jamais trop tard pour bien faire.

mercredi 21 octobre 2009

Cerveau disponible (Neuilly-Sur-Bananas)

* Juin 2004 : bac L au lycée Pasteur de Neuilly (obtenu).
* Septembre 2004 : hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris (abandon).
* Septembre 2005 : cours de théâtre.
* Septembre 2006 : première année de droit à Nanterre puis à Paris I (obtenue).
* Septembre 2007 : première deuxième année de droit (rate les exams).
* Septembre 2008 : deuxième deuxième année de droit (ne passe pas les exams).
* Septembre 2009 : troisième deuxième année de droit (en cours).

Passé par la fac de Nanterre (celle du secteur de Neuilly-sur-Seine, pas celle du secteur A...), avant de bénéficier d'une dérogation pour venir étudier à Paris I. Et le président de l'université a dû l'autoriser à tripler sa deuxième année, car il est impossible sinon de faire plus d'un redoublement durant les deux premières années d'études en droit.

Bref, à la découverte du CV de Petit Jean, on se dit que, dixit FB, si le cadet des Sarkozy peut diriger l'EPAD avec une première année de fac, alors le dernier rejeton du roi a lui aussi le droit de faire briller les couleurs de la France à l'étranger...
Je me déclare donc, et des milliers de ciudadanos avec moi, en faveur de la Motion "Pour que Louis Sarkozy représente la France à l'ONU après son passage en 6ème".
Vive la France, vive le népotisme, vive la République !

Zauront l'air fin, tous ceux qui, expatriés en tierramerica, compteront toujours à se la ramener sur le népotisme franco-franchute qui est encore trop mnimisé, systématiquement considéré comme QUOTE, "bien moins généralisé que chez ces conos d'hispanos", UNQUOTE...

Et Menem, il en avait des plomes-di méritocratiques, dis, Carlitos, mmh?

mardi 20 octobre 2009

Les vols fantômes Téhéran-Caracas


Typical Caribbean airport

Bizarre bizarre tous ces Iraniens, barbuditos, porteurs de passeports Vénézueliens, tout de même...
Etrange étrange cette route aérienne, bigarrée, Caracas-Téhéran, l'officielle, comme l'officieuse.
Chelou chelou, cette alliance, biscornue,
entre le régime aux Rétro-Mollahs et le régime aux Pétros-Dollas,
Burka intégralia et Monokini con tanga,
gardiens de la révolution islamique, gardiens du jackpot PDV-étatique...

Ouh la la la, dixit THE FUGEES.

Pour en saber mas, c'est por aqui que ça se passe.

Enfin je dis ça, je dis rien, 'pensez-bien...

mercredi 7 octobre 2009

Avis de recherche



On recherche-stop-depuis grosso merdo 6 mois-stop-un blogueur disparu- stop-connu et reconnu sous le nom de Patrick AKA Tonton, KA Le Parrrain, AKA L'Angolais, AKA Le Mafieux-stop-dernier indice: sa photo-stop-sur la couverture-stop-d'un 33 tours, sorti il y a peu-stop- disponible dans (et je dis bien dans) tous les bons Disques Jockeys de la Pampa et de Navarra - stop-et les bonnes cremeries-stop-rumeur egalement du cote de Mafia Wars-stop-certains disent l'avoir apercu dans maints tripots infames de Tucuman- stop-d'autres encore Squirtant au vent a Barbuda, en bermuda-stop-certains pretendent meme qu'íls l'ont vu voler-stop-RECOMPENSE genereuse, a la mesure de la perte soufferte-stop-le Monde Virtuel est un vaste orphelinat, depuis toi-stop.

S'adresser au Patron de cette Bodega, pour toute info complementaire.

mardi 6 octobre 2009

Tango del pecado



C'était bien bien bien ce mariage quand même...