lundi 6 juillet 2009
Quand les putshistes du Honduras parlent du négro Obama
En gros, le négro Obama ne sait pas ou se situe le Honduras...Quelque chose me dit qu'ils vont manger ces rétro-gorillas là...
Merci à D. pour le lien.
samedi 4 juillet 2009
Le bal des hypocrites

Les coups d'Etat finissent toujours par des tas de coups...
Le Coup d'État militaire au Honduras a été unanimement condamné. Dans un style que je qualifierai de néo-old school, le Président Zelaya du Honduras a été viré manu militari, en pyjamas, vers la twilight zone et accessoirement le Costa Rica.
Les répressions semblent prendre de l'ampleur. Cette situation préoccupante de crasse instabilité va sans doute perdurer un bon moment, le nouveau Gorille en place et son salasse supa crew semblant disposés à assumer pleinement leur isolement international...
Ces derniers jours furent aussi l'occasion de prises de position très, très comiques de la part de certains Présidents de la région qui, d'un coup d'un seul, ont revêtu leur costume d'arbitres, de redresseurs de torts et de donneurs de bons points de la démocratie en Amérique latine.
Le bal des hypocrites est ouvert.
Imaginez donc une semaine de discours (et d'actions concrètes visant à renforcer les positions et médiations diplomatiques des organes internationaux et régionaux), exigeant la restitution du Président déchu, Zelaya, en salle de conférence, en salle de presse, à l'ONU, à l'OEA, l'ALBA ou dans leurs palais respectifs, ensemble, séparés, imaginez ces chefs d'Etat vociférant, des jours durant, et tenant à peu près ce langage à la fois légitime, en soi, et hallucinant au regard de ceux qui les portent:
Le Président démocratiquement élu de de Cuba, Raúl Castro, qui nous fait son cours magistral de démocratie tout au long de la semaine. Appelant au respect de la démocratie électorale, de la Charte démocratique de l'OEA, dénonçant le muselage de la presse eu Honduras! La classe, dans un pays sans élections, qui dispose d'un seul journal officiel etc.
Daniel Ortega, l'ex sandiniste évangéliste qui lave plus blanc que blanc, lui qui a violé durant 2 ans sa belle fille de 14 ans (fait avérés, et pas rumeur de gusanos anticocos primaires), place ses discours sur le plan de la morale, nous parle de la lâcheté, de valeurs; à faire chialer un contra. Lui qui vient d'être pris la main dans le sac pour de généreuses fraudes aux élections municipales, nous a gratifié d'un discours sur la démocratie à faire pâlir un Abraham Lincoln.
Zelaya, Président du Honduras (et pas ex président, comme le dit CNN) qui a lui même insulté le système interaméricain des droits de l'homme et l'OEA le mois dernier, invoquant son absence de légitimité, qui désormais en appelle à sa protection et à son assise diplomatique...On se marre.
Hugo Chávez, ensuite, le ponpon.
Chavez qui réclame l'intervention de la CIDH, des casques bleus, de l'OEA, de l'AG de l'ONU, loue leurs positions condamnant le coup et les violations des droits de l'homme. Alors qu'il les insulte en permanence en interne et en tournée internationale.
Le ponpon.
Pour te donner une idée, la présidente du Tribunal Suprême de Justice, clairement à sa botte, a déclaré il y a peu que les décisions de la Cour Inter américaine des droits de l'homme (qui est raisonnablement critique sur certaines dérives du chavisme, qui ont été analysées en bonne et due forme par les magistrats depuis le Costa Rica) n'ont pas de valeur juridique au Venezuela, ni même l'OEA qui "ne sert à rien"!
Alors que pour le Honduras, oui, c'est du bon matos, c'est du légitimo-formidable tout ça. mais pour le Venezuela, naaaaaaan, caca boudin.
Géométrie variable époustouflante. Du double discours à faire pâlir la aussi les néo-cons US de la dernière décennie.
Chavez a insulté il y a quelque temps le Secrétaire général de l'OEA, le socialiste Insulza, de "pendejo"-gros con, imbécile, et son organisation comme totalement inutile.
Chavez refuse toute visite d'observateur de ces organismes, refuse tout visa, tout espace pour toute organisation de droits de l'homme indépendante, a viré le Directeur Amérique de Human rights watch en quelques heures, se fout d'Amnesty International et des Special rapporteurs de l'ONU; Chavez insulte à longueur de temps toutes les organisations internationales quand elles sont moins flatteuses pour les réalités du pays, et les encensent quand elles vont dans le sens de sa propagande, lui qui prêche l'inutilité des ces organismes "impérialistes" quand ils évoquent même constructivement la misère de son pays (FAO, HRW) et qui les encensent et les citent à tour de bras quand ils reconnaissent certaines de ces avancées (Unesco, Cepal).
Bref, Chavez a fait du Chavez.
Chavez fait valoir les électeurs de Zelaya, mais piétinent les électeurs de Ledezma, le maire de Caracas qui n'a plus aucun siège, budget, fonction, après la nomination du jour au lendemain d'un gouverneur local lui quittant toute prérogative.
A prétendu postulé au Nobel de la Paix, et menace d'une intervention militaire.
Chavez qui a de lui même décrété le 4 février, date de SA tentative de coup d'Etat en 1992, comme jour férié, défilés militaires et tout le tintouuin, qui a fait couler le sang, nous parle ces jours ci comme s'il n'avait jamais vu le loup...
On se marre bien, décidément, devant tant de "sinverguenzura" ("sans hontitude"...) de nos camarades Présidents "du XXIème siècle".
Pendant ce temps, Lula reste discret, capitalise et engrange les succès diplomatiques dans la région. Chavez, sans pétrole, ne serait plus rien depuis fort longtemps...
Enfin, dans le fonds, on sent bien qu'ils ont bien raison de réagir fortement, certains moins bien lacés que d'autres à l'évidence pour assoir leur propos, devant ce dangereux retour en arrière de 30 ans, porté par les élèves-gorilles disciplinés de feu l'Ecole militaire des Amériques...
vendredi 3 juillet 2009
Mario Benedetti ne sera pas enterré à Neverland

Mario Benedetti, le plus célèbre écrivain uruguayen contemporain, auteur de plus de 80 recueils de poèmes, romans, nouvelles, essais et pièces de théâtre, est mort dimanche 17 Mai à l'âge de 88 ans à son domicile de Montevideo.
Sa tournée qui devait débuter à Londres est annulée, provoquant stupeur et désarroi parmi ses fans du monde entier. Notamment une danseuse-slammeuse française, figurez-vous, rôla la quelle histoire rendez-vous compte, qui se préparait depuis 6 ans pour vivre son rêve et rimer sur scène aux côtés de la star internationale.
Des fans du monde entier se sont spontanément retrouvés sous Capitol Hill, la Tour Effeil, le Mont fuji et la grotte de Bernadette Soubirou pour déclamer des poèmes-slam en guise d'ultime hommage.
Son père était très vilain méchant.
Il pesait 46 kilos et avait des cheveux en aguave.
Il ne sera pas enterré à Nerverland.
Contraint à l'exil pendant la dictature militaire, de 1973 à 1985 il a trouvé refuge en Argentine, au Pérou, à Cuba et en Espagne. et du coup il a toute sa place dans cette bodega, vu?
Mario, the king of popo!
Qu'arriverait-il ?
Qu'arriverait-il si nous nous réveillons un jour
en réalisant que nous sommes la majorité ?
Qu'arriverait-il si tout à coup une injustice,
une seule, est rejetée par tous,
tous autant que nous sommes, pas quelques-uns,
ni certains, mais tous ?
Qu'arriverait-il si au lieu de rester divisés
nous nous multiplions, nous nous additionnons,
affaiblissant l'ennemi qui veut arrêter notre marche en avant ?
Qu'arriverait-il si nous nous organisons
et si nous affrontons nos oppresseurs sans armes,
silencieux, nombreux,
avec nos millions de regards,
sans vivats, sans applaudissements,
sans sourires, sans tapes sur l'épaule,
sans hymnes partisans,
sans cantiques ?
Qu'arriverait-il si je le fais pour toi, qui es si loin,
et toi pour moi, qui suis si loin,
et nous deux pour les autres, qui sont très loin,
et les autres pour nous, qui sommes si loin ?
Qu'arriverait-il si les cris d'un continent
deviennent les cris de tous les continents ?
Qu'arriverait-il si nous nous prenons en main
au lieu de nous lamenter ?
Qu'arriverait-il si nous brisons les frontières
et que nous avançons et avançons,
et avançons, et avançons encore ?
Qu'arriverait-il si nous brûlons tous les drapeaux
pour n'en garder qu'un seul, le nôtre,
celui de tous, ou mieux, parce que nous n'en avons nul besoin,
aucun drapeau ?
Qu'arriverait-il si nous cessons brusquement d'être des patriotes
pour devenir des humains ?
Je ne sais pas. Je me le demande.
Qu'arriverait-il ?
Mario Benedetti
Traduction proposée par Lieucommun (texte modifié le 18 mars).
Texte original ci-dessous :
¿Qué pasaría?
¿Qué pasaría si un día despertamos
dándonos cuenta de que somos mayoría?
¿Qué pasaría si de pronto una injusticia,
sólo una, es repudiada por todos,
todos que somos todos, no unos,
no algunos, sino todos?
¿Qué pasaría si en vez de seguir divididos
nos multiplicamos, nos sumamos
restamos al enemigo que interrumpe nuestro paso,
Qué pasaría si nos organizáramos
y al mismo tiempo enfrentáramos sin armas,
en silencio, en multitudes,
en millones de miradas la cara de los opresores,
sin vivas, sin aplausos,
sin sonrisas, sin palmadas en ¡os hombros,
sin cánticos partidistas,
sin cánticos?
¿Qué pasaría si yo pidiese por vos que estás tan lejos
y vos por mí que estoy tan lejos,
y ambos por los otros que están muy lejos,
y los otros por nosotros aunque estemos lejos?
¿Qué pasaría si el grito de un continente
fuese el grito de todos los continentes?
¿Qué pasaría si pusiésemos el cuerpo en vez
de lamentarnos?
¿Qué pasaría si rompemos las fronteras
y avanzamos, y avanzamos,
y avanzamos, y avanzamos?
¿Quépasaría si quemamos todas las banderas
para tener sólo una, la nuestra,
la de todos, o mejor ninguna
porque no la necesitamos.
¿Qué pasaría si de pronto dejamos de ser patriotas
para ser humanos?
No sé. Me pregunto yo,
¿qué pasaría?
Mario Benedetti
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Culture et société
dimanche 28 juin 2009
Coup d'Etat à Tegucigalpa
Le Chanteur français Carlos, qui mouillait discrètement à bord de son navire PAPAYOU dans ce coin des Caraïbes ces derniers mois, après avoir mis en scène sa propre mort au cours de l'année 2008, s'est auto proclamé ce matin Président Constitutionnel de la République du Honduras.
Quelques jours après la destitution de leur chef d'état-major, les militaires honduriens se sont rebellés dimanche contre le président Manuel Zelaya, qu'ils ont chassé du pouvoir et expulsé vers le Costa Rica, non sans avoir reçu un BIG BISOUS provocateur de départ de la part du machiavélique, et néanmoins hilare, putshiste à barbe.
Otto Reich s'est déclaré satisfait de ce "changement transitionnel démocratique en douceur" face aux "dangereuses velléités communisantes de ce centro-pitre-américain chavisant à chapeau".
Quelques jours après la destitution de leur chef d'état-major, les militaires honduriens se sont rebellés dimanche contre le président Manuel Zelaya, qu'ils ont chassé du pouvoir et expulsé vers le Costa Rica, non sans avoir reçu un BIG BISOUS provocateur de départ de la part du machiavélique, et néanmoins hilare, putshiste à barbe.
Otto Reich s'est déclaré satisfait de ce "changement transitionnel démocratique en douceur" face aux "dangereuses velléités communisantes de ce centro-pitre-américain chavisant à chapeau".
mercredi 24 juin 2009
De la télévision privée en Amérique latine
Le mots sont souvent bien trop...courts, trop étroits, trop secs.
Pour décrire.
La redoutable mauvaise foi.
Manipulatrice, biaisée, oligarque, rance, mensongère, de ces journaux télévisés, de ces chaines privés du sous continent, qu'elles s'appellent TV Azteca, Televisa, O Globo, PAT, Cinco, Globovision.
C'est toujours insuffisant.
Leur manque de professionnalisme patenté, souvent mis au service d'intérêts particuliers, grossiers, évidents, il faut le vivre au jour le jour pour en saisir toute la portée. Il faut humer, palper, sentir, cette morgue là, cette merde là, au jour le jour, pour comprendre le danger permanent qu'elle constitue pour un Etat de droit démocratique, quel qu'il soit, et a fortiori, en construction.
Course au sensationnalisme, à l'amarillisme, au fric, à la diffamation, disqualification, directe ou insidieuse, politique...Comme ailleurs, mais non: un peu, beaucoup plus qu'ailleurs.
Le CSA français ne tolèrerait pas 20% de la ligne éditoriale outrancièrement partisane et manichéenne de ces chaines là, de cette télévision là.
Une illustration, ces jours-ci, en Bolivie.
Ce sont ces mêmes journalistes qui vivent dans un pays ou "la liberté d´expression est en danger" ... qu´elle le reste !!!
Pour info, la présentatrice s´appelle Maria Rene Duchen. Elle s´est présentée comme vice-présidente avec le candidat de l´opposition Tuto Quiroga lors des dernières élections présidentielles.
Evo a encore de beaux jours devant lui en somme avec de pareils opposants...
Pensez que ce type de méprise arrive tous les jours, mais de façon plus discrète, et pour d'autres types de crash politiques...
Bolivie: une TV s'excuse après avoir passé des pseudo-images de l'AF447
22.06.09 | 19h49
Une chaîne de télévision privée bolivienne s'est confondue en excuses après avoir passé la semaine dernière des clichés présentés comme pris à bord du vol AF447 Rio-Paris en pleine catastrophe, qui étaient en fait tirés de la série "Lost - les disparus".
La chaîne PAT a diffusé jeudi, au journal du soir, deux clichés montrant la cabine d'un avion. Dans l'une, des passagers mettent les masques à oxygène pour résister à une dépressurisation, dans l'autre la carlingue coupée en deux perd sa queue, et l'on aperçoit à l'arrière-plan un passager happé par le vide.
"Apparemment, ces photos ont été prises par un des passagers de l'avion au moment précédent le crash, et peu après l'accident de l'appareil, elles ont été récupérées de la mémoire de l'appareil photo numérique" d'un passager, a expliqué la présentatrice en présentant le scoop.
"L'appareil a été détruit, mais la mémoire a pu être récupérée". Il appartenait à "Paulo Muller, un acteur de théâtre brésilien", précise même la présentatrice, en commentant de longs plans des soi-disant clichés, sous le titre "les photos de la tragédie".
"Les deux images ont été diffusées le jeudi dans notre principal journal, et dès le vendredi nous avons présenté nos excuses aux téléspectateurs", a déclaré lundi à l'AFP le responsable de presse de PAT, Eddy Luis Franco. Il a ajouté que les photos étaient arrivées à la chaîne par internet, sans préciser comment elles ont pu être diffusées sans apparente vérification.
Les images ont fait ce week-end le tour de multiples sites internet.
La série américaine à succès mondial "Lost" met en scène un groupe de rescapés d'un accident d'avion tentant de survivre sur une île inquiétante du Pacifique.
L'Airbus A330 d'Air France, qui assurait le vol AF447, s'est abîmé dans l'Atlantique lors de la nuit au 31 mai au 1er juin avec 228 personnes à bord, dans des circonstances encore mystérieuses. Il s'agit de la plus grande catastrophe dans l'histoire de la compagnie française.
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Politique
samedi 20 juin 2009
Le décret anti-cagoules publié au Journal Officiel

Le décret anti-cagoules vient d'être publié au Journal Officiel.
Il interdit aux participants à des manifestations publiques de dissimuler volontairement leur visage, notamment avec une cagoule, pour ne pas être identifiés.
Le Sous-Commandant Marcos a, sur le campo, fait savoir son indignation et sa "totale solidarité avec tous les potentielles forces subversives françaises.
Enfin c'est ce qu'on imagine, car les agences de presse présentes ne comprirent qu'assez mal ce qu'il baragouinât: "Gnnn gnn répressif..gn gn Tarnac..gn gnn gnn fébrilité républicaine..gnn gnnneu Chiapas".
Selon les retranscriptions d'un linguiste (roumain) de renom, qui est parvenu à déchiffrer son discours, il semblerait que le désormais inaudible SUB souhaiterait soutenir la création de Comités "Ya basta-on en a marre-marre-marre" dans tous les départements français, via l'envoi de militants indiens tzotziles dans le pays du roquefort (qui, aux dernière sources, n'auraient même pas leur BAFA).
Le texte, daté de vendredi, punit d'une amende de 1.500 euros au plus (contravention de 5e classe) «le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public». Le décret prévoit qu'en cas de récidive dans un délai d'un an, l'amende peut être portée à 3.000 euros.
Les Tupamaros, Sandinistes et autres dangereux Monteneros ont fait part de leur profond désarroi face à de décret qui s'abat sur les redoutables forces françaises de libération du joug sarkozien...
mardi 16 juin 2009
Adolescente
"L'adolescent ignore les futures transformations de ce visage qu'il voit dans l'eau:
indéchiffrable à première vue, comme une pierre sacrée couverte d'incisions et de signes;
le masque du vieillard est l'histoire de ces traits informes qui apparurent confusément un jour,
au grand étonnement du regard qui les révélait."
Octavio PAZ
Elle, c'est Juana. Quel âge aura-t-elle aujourd'hui? Combien d'enfants a-t-elle eu? Est-elle partie de la communauté, elle aussi, à son tou, pour s'installer, précaire, en ville?
Voila ce que j'en disais au tout début de ce blog...
Elle s'appelle Juana, elle a 13 ans.
Elle ne parle pas complètement l'espagnol, mais le comprend bien.
Elle vit dans une communauté Quechua particulièrement isolée de Bolivie, accessible par 4x4 en 11 heures de piste chaotique depuis la principale ville de la région, Cochabamba. 11 heures, 4 étages écologiques distincts, des précipices infinis, des anciennes haciendas dont les parcelles récupérées au long de l'histoire (surtout depuis la réforme agraire de 1952) révèlent une rude économie de subsistance...
Cette communauté, pour aussi isolée et inaccessible qu'elle soit, est pourtant un espace à la fois clôt (rites d'introduction, rites internes de passage-d'un âge à l'autre, d'un statut à l'autre, méfiance inititiale envers l'intrus, pratiques traditionnelles -justice, culture- séparées de la vie "républicaine") et ouvert (multi-ethnicité pacifique entre métis, quechuas majoritaires et aymaras, sens indescriptible de l'hopitalité, adaptation pragmatique à la réalité "moderne-urbaine" lors des migrations temporaires, curiosité envers l'autre, une fois la confiance installée-même fragile).
Ce jour était un jour de fête et de célébration. J'y fus invité, en compagnie des 2 sympathiques barbus franchutes, compagnons de route de ces jours-ci. Nous avons pu apprécier les chorégraphies des mamans de la communauté, que l'on voit s'affairer derrière Juana. Les danses, les chants, les discours à la Patria grande et les hommages à la Pachamama. Les rituels catholiques et les quechuas.
Soit le synchrétisme, brut, dans ta face.
Son lama-llamita, à Juana, né récemment, elle en prend bien ,soin car la portée antérieure n'a pas survécu au-dela de quelques jours.
Regardez-le. Il est terrorisé par ce stupide white man qui le fixe de son oeil digitalisé.
Elle rit aux éclats.
La communauté a fini la soirée bien bourrée. Bien soudée, aussi.
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jeudi 11 juin 2009
Benicio Del Toro, confondant d'angélisme
Benicio del Toro, au passage sosie de votre serviteur selon quelques flagorneuses pré-ménopausées qui me tiennent de collègues de bureau, tu le connais. C'est cet acteur porto ricain (et dans PortoRicain, y a ricain...), formidablement talentueux, notamment dans l'immanquable Traffic (2000) et dans le plus convenu 21 grammes (2003), à la crinière souple, aux yeux usés par le temps comme par les doutes existentiels. Et aux relents fébrilement gauchisants.
Dernier élément qui, évidement, a priori, emporte aisément le suffrage de ma sympathie.
Mais depuis que j'ai vu cet entretien qu'il accorda en début d'année à une journaliste, du typique archétype speakerine floridienne bourgeoise refaite cubaine exilée hargneuse de mauvaise foi mais pro de Miami (rajoutes les traits d'union, suis dans un cyber), dans le cadre de sa tournée promotionnelle des deux films qui retracent la vie du Guerrillero argentino-cubain, alias Che Guevara, bah j'ai comme perdu un copain virtuel de plus.
Bah oui. Bon elle lui sort le couplet classique communsisme= Hitler...Il bronche que piteusement.
mais ça s'aggrave ensuite.
Non seulement il est à côté de la plaque, mais en plus il s'enfonce de plus en plus, à l'évocation facile et pourtant légitime des aspects les plus sombres du Che: le tueur des 400 opposants réels et figurés de la prison, les déclarations réelles données aux Nations Unies (on les buttera tous...), l'intransigeance obtue et meurtrière, les impasses de la révolution du Che etc.
Il semble ignorer complètement l'autre Ernesto Guevara, sa sombre profondeur, sa complexité historique. Le sang; la tragédie totale...Une chose, le film; une autre, ces discours pro-Che très très light.
Ce qui surprend car Benicio a toujours dit qu'il avait mis 7 ans à tout étudier sur le personnage...
Donc, oui, effectivement, les artistes et la politique, c'est pas toujours terrible terrible.
C'est comme si Patxi, éminent politologue de cantina (avec diplômes encadrés, accrochés dans un coin de la cuisine, près de la hotte), toi même tu sais, commençait à jouer du banjo. Pas terrible terrible.
Bon bah je vais ranger mon Benito virtuel dans mon petit Tuperware d'amis pour de faux qui m'ont fait l'honneur de leur haute trahison pour "délit de tartufferie, d'angélisme benoit et de béatitude idéologique foncièrement risible".
Qu'il soit, sur le champs, exécuté par mes bataillons de soldats (de plomb...)...
mercredi 10 juin 2009
Socio(démocrate)pathe
La social-démocratie, cette vieille catin, est soumise au souffle abrasif, dévastateur, du réel…En Amérique latine, elle a beaucoup trahi, beaucoup privatisé, beaucoup dérivé.
En Europe, plus encore. Elle s’est deconnecté de ses principes fondamentaux, de sa sociologie électorale…le Vieux Mauroy les avait prévenu, à ces cons, depuis la fin des années 1990.
La social-démocratie vent de se ramasser une rouste monumentale en Europe.
La droite néolibérale, au moment même ou l’Histoire lui donne totalement tort, triomphe.
Alors, tâchons de ne pas faire comme les marxistes pur jus d’autrefois ou comme les bolivariens d’aujourd’hui, eux qui décrivaient la réalité comme ils voudraient qu'elle soit, au lieu de la prendre en compte, pour de vrai, et tâcher de la transformer.
La social-démocratie, cette vieille peau, est confrontée à trois interrogations lourdes qu’elle ne parvient toujours pas à manejar –du verbe espingouin MANERAR:
-Comment qu’on effectue la redistribution, dans une économie mondialisée de capitalisme largement financiarisé?
- l'Europe est-elle une opportunité, une chance ou un problème, un obstacle ?
- Quelles solutions apporter à une société devenue multiculturelle ?
Tant que cette vieille matrone n'aura pas clairement répondu à ces questions, son peuple, de gauche, poursuivra sa dispersion, qui chez le Prof Béarnais, qui chez le Facteur de St Germain, qui chez l’ex trublion libéral-libertaire de 68…Tant qu’elle aura pas affiché son règlement interne, bien clairement, là, punaisé sur la porte de son bouge, la droite affairiste continuera tranquilou ses petits calculs de global-boutiquiers sans aucune espèce d’inquiétude.
Elle reste à la défensive, la Vieille. A l’attaque, bon sang !
A terme, l'idée même de solidarité peut être remise en question car, partout, l'individualisme progresse.
A terme, l’idée même de solidarité entre territoires, générations, groupes sociaux, catégories, peuples, nations, peut se réduire à peau de chagrin, ou sera imposé par le feu, par le fer, ici ou là, par de dangereux aventuriers populistes qui se feront un plaisir de porter la vague du resentiment…
Ainsi, une fois de plus, le 7 juin, ni Patxi ni son narrateur n’ont voté soc-dém…
L’écologie politique, qui n’aura de sens qu’au niveau européen, donc régional, commence à récupérer, comme annoncé par Dumont et Lipietz il y a fort longtemps, les petits renoncements et les grands abandons de la gauche traditionnelle.
Vous m’en voyez ravis.
Je t’invite à suivre, une fois de plus, les récit passionnants du vieux Lipietz, ici, tant en Europe qu’en Amérique latine
En Europe, plus encore. Elle s’est deconnecté de ses principes fondamentaux, de sa sociologie électorale…le Vieux Mauroy les avait prévenu, à ces cons, depuis la fin des années 1990.
La social-démocratie vent de se ramasser une rouste monumentale en Europe.
La droite néolibérale, au moment même ou l’Histoire lui donne totalement tort, triomphe.
Alors, tâchons de ne pas faire comme les marxistes pur jus d’autrefois ou comme les bolivariens d’aujourd’hui, eux qui décrivaient la réalité comme ils voudraient qu'elle soit, au lieu de la prendre en compte, pour de vrai, et tâcher de la transformer.
La social-démocratie, cette vieille peau, est confrontée à trois interrogations lourdes qu’elle ne parvient toujours pas à manejar –du verbe espingouin MANERAR:
-Comment qu’on effectue la redistribution, dans une économie mondialisée de capitalisme largement financiarisé?
- l'Europe est-elle une opportunité, une chance ou un problème, un obstacle ?
- Quelles solutions apporter à une société devenue multiculturelle ?
Tant que cette vieille matrone n'aura pas clairement répondu à ces questions, son peuple, de gauche, poursuivra sa dispersion, qui chez le Prof Béarnais, qui chez le Facteur de St Germain, qui chez l’ex trublion libéral-libertaire de 68…Tant qu’elle aura pas affiché son règlement interne, bien clairement, là, punaisé sur la porte de son bouge, la droite affairiste continuera tranquilou ses petits calculs de global-boutiquiers sans aucune espèce d’inquiétude.
Elle reste à la défensive, la Vieille. A l’attaque, bon sang !
A terme, l'idée même de solidarité peut être remise en question car, partout, l'individualisme progresse.
A terme, l’idée même de solidarité entre territoires, générations, groupes sociaux, catégories, peuples, nations, peut se réduire à peau de chagrin, ou sera imposé par le feu, par le fer, ici ou là, par de dangereux aventuriers populistes qui se feront un plaisir de porter la vague du resentiment…
Ainsi, une fois de plus, le 7 juin, ni Patxi ni son narrateur n’ont voté soc-dém…
L’écologie politique, qui n’aura de sens qu’au niveau européen, donc régional, commence à récupérer, comme annoncé par Dumont et Lipietz il y a fort longtemps, les petits renoncements et les grands abandons de la gauche traditionnelle.
Vous m’en voyez ravis.
Je t’invite à suivre, une fois de plus, les récit passionnants du vieux Lipietz, ici, tant en Europe qu’en Amérique latine
samedi 6 juin 2009
Résistance indigena au Pérou

Amazonie du Pérou, années 1990
DES AFFRONTEMENTS AU PÉROU FONT AU MOINS 20 MORTS
Ce massacre sera-t-il le début de la fin pour Alan Garcia, le président Péruvien?
Après avoir été le populiste vaguement social des années 1980, largement responsable de l'hyperinflation, de l'appauvrissement des masses et de graves violations des droits de l'homme, il est désormais un parangon infatigable du néolibéralisme prédateur, imposant notamment ces funestes mégaprojets transnationaux au moment même où émerge un certain consensus global sur sa caducité...(poil au nez).
Le monde indigena, et en particulier le monde amazonien, ou 500 ans de résistances...
REUTERS
Une trentaine de personnes ont été tuées et des dizaines d'autres ont été blessées vendredi dans le nord du Pérou au cours d'affrontements entre la police et des tribus amazoniennes opposées à l'octroi de concessions à des compagnies minières étrangères dans la forêt tropicale.
Des chefs indigènes ont accusé des policiers opérant à bord d'hélicoptères d'avoir ouvert le feu sur des centaines de manifestants pour mettre fin au blocage d'une autoroute à 1.400 km au nord-est de Lima, la capitale.
La police a dit que les manifestants avaient tiré les premiers, mais les chefs tribaux ont affirmé ne pas avoir d'armes à feu et n'être munis que de lances traditionnelles.
Les chefs locaux et le ministère de l'Intérieur ont fait état de la mort de 22 manifestants et de neuf policiers.
Des milliers d'Amérindiens s'emploient depuis avril à bloquer routes et voies d'eau pour obtenir l'abrogation d'une série de lois adoptées l'an dernier pour encourager des compagnies étrangères à investir en Amazonie.
"Il y a douze morts par balles (...) tirées depuis des hélicoptères", a déclaré le dirigeant indigène Alberto Pizango à des journalistes à Lima. "Je tiens le gouvernement du président Alan Garcia responsable d'avoir ordonné ce génocide."
Le gouvernement a lancé un mandat d'arrêt contre Pizango pour avoir encouragé les manifestations. Imputant les violences aux manifestants, le président Garcia a déclaré le moment venu de mettre fin aux blocages des routes, des rivières et des installations énergétiques.
La compagnie argentine Pluspetrol, qui avait déjà pratiquement arrêté les activités de sa concession 1AB dans le Nord péruvien, a fait savoir qu'elle y cessait la production. Elle extrait en temps normal un cinquième environ de la production pétrolière péruvienne.
vendredi 29 mai 2009
Allons voir, mignonne, si le couvert boisé...
Si le couvert boisé dans les pays tropicaux ne s’étend que sur 1700 millions d’hectares, soit seulement 6 % de la superficie du globe, c’est pourtant dans les forêts tropicales que se concentrent plus de la moitié des espèces animales et végétales de notre planète.
Ces formations fournissent une grande diversité de produits, qu’il s’agisse de bois de feu, de bois d’oeuvre, de bois de service, de bois de trituration ou de produits forestiers non ligneux.
Elles jouent aussi un rôle dans la restauration de la fertilité des sols, la régulation du régime des eaux ou la stabilisation des bassins versants.
Incontestablement, les forêts tropicales sont au coeur d’importants enjeux planétaires liés à la préservation de la diversité biologique, au changement climatique et au développement durable. Face à la complexité des défis techniques et scientifiques qui en découlent, des femmes et des hommes remarquables et beaux comme des apollons mènent des activités de recherche pour le développement sur les forêts naturelles, les plantations forestières, les arbres ruraux et leur environnement, les produits forestiers et les interactions entre la nature et la société, en mobilisant pour ce faire une grande diversité de compétences, des sciences de la nature aux sciences humaines.









Ces formations fournissent une grande diversité de produits, qu’il s’agisse de bois de feu, de bois d’oeuvre, de bois de service, de bois de trituration ou de produits forestiers non ligneux.
Elles jouent aussi un rôle dans la restauration de la fertilité des sols, la régulation du régime des eaux ou la stabilisation des bassins versants.
Incontestablement, les forêts tropicales sont au coeur d’importants enjeux planétaires liés à la préservation de la diversité biologique, au changement climatique et au développement durable. Face à la complexité des défis techniques et scientifiques qui en découlent, des femmes et des hommes remarquables et beaux comme des apollons mènent des activités de recherche pour le développement sur les forêts naturelles, les plantations forestières, les arbres ruraux et leur environnement, les produits forestiers et les interactions entre la nature et la société, en mobilisant pour ce faire une grande diversité de compétences, des sciences de la nature aux sciences humaines.
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